Le Canada propose de nombreux cursus universitaires prestigieux et – relativement – faciles d’accès si vous disposez du bon profil et des moyens financiers nécessaires. Découvrez toutes les démarches essentielles pour partir faire vos études supérieures Canada. Avant votre arrivée, n’oubliez pas de souscrire à une bonne assurance pour vos études à l’étranger !
Étudiant d'échange ou étudiant international ?
Il existe globalement deux manières de partir étudier dans une école supérieure au Canada, que ce soit au Québec ou dans les régions anglophones.
Le permis d'échange
De très nombreux établissements d'enseignement supérieur français ont conclu des accords et partenariats avec des universités implantées au Canada.
Au Québec, des écoles sont également membres du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) qui est en charge du réseau d’universités québécoises. Le BCI Québec est sans doute votre meilleur atout en tant que jeune étudiant français pour partir étudier de l’autre côté de l’Atlantique. Ce bureau a pour but de prendre en charge et faciliter les démarches de mobilité à l’étranger. En effet, c’est votre université qui prendra en charge la majorité des démarches administratives pour vous., et vous aidera pour l'obtention du visa pour le Canada.
Un « étudiant d’échange » (exchange student) reste inscrit dans l’université de son pays d’origine, et bénéficie d’un accord d’échange convenu entre cette dernière et une université ou un établissement d’enseignement supérieur au Canada.
Cette formule vous permet de passer un semestre ou une année entière là-bas : vous ne validerez certes pas un diplôme local, mais obtiendrez une équivalence dans votre université d’origine. Les frais de scolarité, de même, seront ceux de votre université en France, ce qui vous fait donc échapper aux tarifs parfois exorbitants des universités canadiennes !
Le permis étudiant international
Un « étudiant international » (international student) s’inscrit directement dans une université canadienne pour y réaliser l’intégralité de son cursus. Une fois admis, il pourra normalement rester au Canada aussi longtemps que l’exige la durée de ses études. L’étudiant international est bien sûr redevable des frais de scolarité de son université, et valide un diplôme en fin de parcours.
Les démarches
Quelles sont les conditions d'entrée au programme PEE ?
Les démarches et les modalités d’acceptation de votre dossier pour valider vos études supérieures Canada diffèrent fortement selon les cas (bourse Erasmus au Canada, accord bilatéral entre écoles, …). Elles dépendent avant tout des détails de l’accord passé entre votre établissement et son homologue canadien. Pour davantage de renseignements, il vaut mieux contacter sans attendre le bureau des affaires internationales de votre université !
Pour commencer, vous devrez trouver un programme scolaire qui corresponde à vos études actuelles. La date de fin de dépôt des dossiers de candidatures est souvent à la mi-janvier/fin janvier, il vaut mieux vous y prendre le plus tôt possible. Pour vous aider, vous pouvez contacter un responsable via le site officiel.
Si votre établissement est reconnu par le programme d’échange, il vous faudra avoir étudié au moins un an à plein temps dans votre cursus. Enfin, pour être accepté par une université québécoise, vous devrez justifier de bonnes aptitudes aux études. Pour cela, vos interlocuteurs seront particulièrement sensibles à votre dossier scolaire. La maîtrise de la langue d’enseignement de l’établissement qui vous accueillera est un autre prérequis. Même en région francophone, vous devrez avoir un niveau d’anglais suffisant, qui sera validé par un test produit par l’université française ou par un test d’anglais reconnu, comme le TOEFL ou le TOEIC.
Quelles sont les conditions pour aller étudier au Canada en tant qu'étudiant international ?
Dans ce cas, il vous appartient dans ce cas de procéder vous-même à la sélection des universités qui vous intéressent, en fonction par exemple de leur situation géographique au Canada, des spécialités proposées ou du nombre de places réservées aux étudiants internationaux.
Propre à chaque école, le dossier de demande d’admission inclut généralement
- les derniers relevés de note ou diplômes obtenus (baccalauréat, master…),
- un extrait d'acte de naissance,
- une lettre de motivation,
- quelques lettres de recommandation.
L’étude du dossier est soumise, dans chaque université, au paiement de frais fixes compris entre 20 et 80 €. Notez que certains établissements exigeront un entretien préalable, ce qui nécessitera donc un premier déplacement de votre part sans garantie de succès !
Attention au calendrier des universités canadienne :
- pour une admission dès le semestre d’automne, qui court de septembre à la fin décembre, il est généralement nécessaire que l’université soit destinatrice de votre dossier avant le 1er mars.
- pour une admission au semestre d’hiver (janvier-avril), faites-vous absolument connaître avant la fin octobre.
Quel budget prévoir pour étudier au Canada ?
Si vous bénéficiez d'un programme d'échange, vous paierez les mêmes frais d'inscription que dans votre établissement français (sans compter l'hébergement et la nourriture sur place, bien sûr). Pour un cursus sur place, les frais de scolarité se situent en moyenne entre 8 000 et 20 000 € par an.
Est-il possible d'étudier gratuitement au Canada ?
Il n’est généralement pas possible d’étudier gratuitement au Canada, sauf en cas de bourse complète ou d’échange universitaire. Certaines bourses couvrent tout ou partie des frais de scolarité, notamment pour les étudiants brillants ou en recherche. Les accords France-Québec permettent aussi aux Français de payer les mêmes frais que les étudiants québécois, bien moins élevés que pour les autres étudiants étrangers.
Combien de temps pour obtenir un visa étudiant pour le Canada ?
Le délai de traitement d'une demande de permis d'études peut prendre jusqu'à 3 mois. Des délais plus longs sont possibles en haute saison (été). Faites votre demande dès que vous avez reçu une lettre d'acceptation d'un établissement d'enseignement supérieur ou d'une université du Canada.
Frais et documents obligatoires
Le certificat d'acceptation du Québec (CAQ)
Pour être autorisé à réaliser vos études au Québec, il vous faudra obligatoirement obtenir un « certificat d’acceptation du Québec » (CAQ) via une demande en ligne. La délivrance de ce document est payante, à hauteur de 100 $ CAD environ.
Le permis d'étude pour le Québec
Pour n’importe quelle destination (Québec ou Canada anglophone), votre admission sera par ailleurs soumise à la délivrance d’un « permis d’études », dont l’instruction est soumise au paiement d’une taxe de 125 $ CAD.
Attention ! Tout séjour d'études au Canada d'une durée totale supérieure à six mois nécessite l'obtention d'un permis de séjour temporaire. Il convient de vous occuper de cette formalité dès la réception de la lettre d'admission de votre futur établissement, en vous rendant à l'ambassade du Canada de l'avenue Montaigne à Paris. Vous devrez produire certains justificatifs, dont votre passeport en cours de validité, un justificatif de ressources et un extrait de casier judiciaire.
Et peut-on étudier avec un PVT au Canada ? Oui, le PVT Canada (Programme Vacances-Travail) permet de suivre des cours ou formations de courte durée, à condition que ceux-ci n’excèdent pas 6 mois. Au-delà, un permis d’études est obligatoire. Le PVT est donc adapté pour des cours de langue ou une session d’université, mais pas pour un cursus complet.
Les frais de scolarité
Gardez à l’esprit que les frais de scolarité imposés aux étudiants internationaux sont plus élevés que les tarifs – déjà conséquents – acquittés par les étudiants de nationalité canadienne. La différence peut aller du simple au double, voire au triple ! Toutefois un accord passé entre la France et le Québec permet aux étudiants français de bénéficier, uniquement au Québec, des mêmes frais de scolarité que les nationaux. Comptez dans ce cas et en moyenne 3 000 $ CAD par année universitaire, auxquels il convient bien sûr d’ajouter frais de logement, achat des manuels, nourriture, etc…
Les bourses d'études pour les étudiants étrangers
Au Canada, les bourses ne sont accordées qu'à titre exceptionnel, et sont généralement réservées aux études de doctorat ou de post-doctorat. Même s'il reste recommandé de postuler à toutes les bourses auxquels vous pouvez prétendre, considérez cette option comme un "plus" et ne comptez pas uniquement sur son obtention pour boucler votre budget.
- La bourse d'études supérieures du Canada Vanier s'adresse à titre exclusif aux étudiants en cycle de doctorat, le plus souvent très spécialisés et qualifiés. Cette enveloppe financière est d’environ 30 000 € par an. Elle est accordée pendant trois ans après une sélection sur dossier qui tient compte de différentes qualités comme l'excellence académique et le potentiel des recherches menées par l'étudiant.
- La bourse post-doctorale Banting, comme son nom l'indique, est le pendant de la bourse Vanier pour les étudiants souhaitant poursuivre leurs recherches au-delà du doctorat. Elle s'élève à environ 45 000 € par an et est attribuée pour une durée non renouvelable de deux années consécutives.
- 15 bourses doctorales Trudeau sont attribuées chaque année à des doctorants de très bon niveau étudiant l'un des thèmes de prédilection de la fondation Pierre Elliott Trudeau (développement durable, droits de la personne, citoyenneté...)
- Les bourses MITACS se déclinent dans plusieurs variantes selon le niveau d'études et le domaine : MITACS Elévation, MITACS Etapes, MITACS Accélération... Prenez bien connaissance de l'ensemble de ces programmes.
- Les bourses de l'ICRA (Institut canadien de recherches avancées) s'adressent aux étudiants doctorants dont le domaine de recherche peut susciter l'intérêt de l'institut.
Certaines provinces canadiennes offrent aussi des aides spécifiques :
- Au Québec, le Fonds québécois de recherche propose des bourses d’excellence aux doctorants et postdoctorants.
- En Ontario, la bourse Trillium s’adresse aux doctorants étrangers désireux de s’installer dans une université locale. Elle est soumise à des conditions d’excellence.
Quelle assurance voyage pour partir étudier au Canada
Dans le cadre d'un programme d'échange (PEE), vous continuerez à cotiser auprès de votre mutuelle étudiante française, mais ne profiterez souvent que de remboursements très faibles, calqués sur les taux de base de la Sécurité Sociale française. Selon votre situation, certains étudiants peuvent aussi bénéficier du régime d’assurance maladie du Québec (RAMQ). Il s’agit de l’assurance santé de base.
Mais attention, les soins au Canada peuvent toutefois s'avérer extrêmement coûteux, en particulier si vous devez subir une hospitalisation. La souscription d'une assurance étudiant étranger doit constituer une priorité si vous envisagez un séjour d'études au Canada.
Afin d’être parfaitement couvert, il est notamment conseillé de souscrire à une assurance privée. Une assurance santé pour le Canada doit inclure au minimum le remboursement de vos consultations médicales, médicaments et périodes d'hospitalisation jusqu'à un plafond élevé, ainsi qu'une garantie de rapatriement sanitaire en urgence si jamais votre état de santé s'envenimait et exigeait votre retour en France. N'oubliez pas d'autres protections essentielles comme la garantie en responsabilité civile ou la garantie individuelle accident de voyage.
Un assureur spécialisé comme Allianz Travel propose des formules particulièrement complètes en la matière. Un contrat « jeune études à l’étranger » est accessible aux moins de 36 ans et inclut, à partir de 19 € par mois, la prise en charge des frais médicaux et d’hospitalisation à hauteur d’un million d’euros et d’un rapatriement sanitaire éventuel. Une indemnisation est également prévue en cas d’interruption prématurée des études pour certains motifs, ou en cas de dommage causé aux bagages.
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