Mise en demeure pour loyer impayé en résumé :
En cas de loyer impayé, une lettre de relance peut suffire, mais si le retard persiste, une mise en demeure permet de formaliser la demande de paiement.
La mise en demeure engage juridiquement le locataire et ouvre la voie à une procédure d’expulsion si la dette n’est pas régularisée.
Passé le délai imparti, le bailleur peut faire délivrer un commandement de payer par huissier, puis saisir le tribunal si besoin.
Pour se protéger, il est recommandé de vérifier la solvabilité du locataire, de demander un garant et de souscrire une assurance loyers impayés.
15/04/2025
8 minutes
Face à un loyer impayé, une simple relance ne suffit pas toujours. Si votre locataire ne régularise pas sa situation, l’envoi d’une mise en demeure devient une étape essentielle avant toute action juridique. Ce courrier officiel rappelle son obligation de paiement et fixe un dernier délai avant d’éventuelles poursuites. Découvrez comment la rédiger et l’envoyer ainsi qu’un modèle de lettre prêt à l’emploi.
Que faire avant d’envoyer une mise en demeure pour loyer impayé ?
Avant d’envoyer une mise en demeure pour loyer impayé, il est essentiel de suivre plusieurs étapes pour tenter de résoudre la situation à l’amiable et éviter une procédure judiciaire plus lourde.
Envoyer une lettre de relance
La première action à entreprendre est d’envoyer une lettre de relance au locataire dès le premier retard de paiement. Contrairement à la mise en demeure, cette relance est une simple notification qui rappelle au locataire son obligation de paiement. Elle peut être envoyée par courrier simple, e-mail ou SMS et doit mentionner :
- Le montant du loyer impayé ;
- La date d’échéance ;
- Une demande de régularisation dans les plus brefs délais.
Bon à savoir : Un ton courtois est recommandé afin d’éviter toute escalade de conflit et de favoriser une issue rapide.
Différence entre relance simple et mise en demeure
Il est important de distinguer une lettre de relance d’une mise en demeure. La relance est une invitation à payer, tandis que la mise en demeure est un acte juridique formel qui constitue une sommation officielle de régler la dette. Une mise en demeure engage donc davantage la responsabilité du locataire et constitue une preuve légale en cas de poursuites ultérieures.
Tenter une solution amiable
Avant d’enclencher une procédure formelle, il est recommandé de contacter directement le locataire pour comprendre les raisons de l’impayé. Certaines difficultés peuvent être temporaires (retard administratif, problème financier passager) et un accord peut être trouvé pour un échelonnement de la dette ou un règlement différé. Cette démarche permet parfois de résoudre le problème sans aller plus loin.
Vérifier l’existence d’un garant ou d’une garantie Visale
Si le locataire dispose d’un garant, celui-ci est légalement tenu de payer les sommes dues si le locataire est en défaut. Il est alors possible de saisir le garant pour lui demander le règlement du loyer impayé.
Une autre solution est de vérifier si le locataire bénéficie de la garantie Visale, un dispositif d’Action Logement qui couvre les loyers impayés sous certaines conditions. Si le locataire y est éligible, le bailleur peut demander une indemnisation auprès de Visale et ainsi éviter une longue procédure.
Que couvre l'assurance propriétaire non-occupant (PNO) ?
Pour bénéficier d’une bonne assurance propriétaire non occupant (PNO) sur le ou les biens concernés, il est possible d’effectuer une simulation. Notre formule couvre le dégât des eaux, l’incendie, les catastrophes et tempêtes, la responsabilité civile, le vol et le vandalisme, le bris de glace, les dommages électriques, etc. Vous pouvez aussi ajouter un service d’assistance ainsi qu’une assistance juridique.
Quand envoyer une mise en demeure pour non-paiement de loyer ?
Si malgré les relances et les tentatives de dialogue, le locataire ne règle pas sa dette, il convient alors d’envoyer une mise en demeure par courrier recommandé avec accusé de réception. Cette démarche doit être engagée dès lors que le retard de paiement devient significatif, généralement après un à deux mois d’impayés. Il est essentiel de ne pas attendre trop longtemps afin d’éviter que la dette ne s’accumule.
Modèle de lettre de mise en demeure pour loyer impayé
Les éléments à inclure dans la mise en demeure
Compte tenu des enjeux juridique lié aux impayés de loyer, il est essentiel d'être précis et rigoureux dans la rédaction de cette lettre. Celle-ci doit inclure plusieurs informations essentielles :
Coordonnées du bailleur et du locataire
Le courrier doit mentionner clairement les noms, prénoms et adresses des deux parties pour identifier sans ambiguïté les personnes concernées.
Rappel des sommes dues
Il est essentiel de détailler précisément le montant de la dette et ses composantes :
- Le loyer impayé et les charges associées.
- Le nombre de mois de retard.
- La date limite de paiement initialement prévue.
Délai accordé pour régulariser la situation
La mise en demeure doit également préciser le délai de paiement accordé au locataire. En pratique, ce délai est généralement de huit jours, mais il peut être adapté en fonction des circonstances. Passé ce délai, si le locataire ne régularise pas sa dette, le bailleur pourra entamer une procédure judiciaire ou faire intervenir une assurance loyers impayés si une telle garantie a été souscrite.
Conséquences légales en cas de non-paiement
La lettre doit aussi informer le locataire des sanctions encourues en cas d’absence de paiement dans les délais impartis. Il est important d’indiquer que :
- Le bailleur peut activer la clause résolutoire du contrat et résilier le bail ;
- Une procédure d’expulsion peut être engagée si le loyer n’est pas réglé ;
- Une action judiciaire peut être intentée pour le recouvrement des sommes dues, pouvant entraîner des frais supplémentaires pour le locataire.
Signature du bailleur ou de son représentant
Le document doit être signé par le propriétaire ou son mandataire (agence, avocat) pour garantir sa validité.
Exemple de mise en demeure pour loyer impayé
Pour vous aider à formaliser votre demande, voici un modèle de lettre de mise en demeure à adresser à votre locataire en cas de loyer impayé. Ce modèle, rédigé de manière claire et conforme aux exigences juridiques, vous permet d’agir efficacement tout en respectant les procédures légales.

Bon à savoir : N'hésitez pas à télécharger notre modèle de lettre de mise en demeure pour loyer impayé en format personnalisable.
Quels recours après une mise en demeure restée sans réponse ?
Si le locataire ne réagit pas à la mise en demeure et ne règle pas sa dette dans le délai imparti, le bailleur doit engager des démarches plus contraignantes pour récupérer les sommes dues.
Envoyer un commandement de payer
Le bailleur doit mandater un huissier de justice pour délivrer un commandement de payer. Ce document rappelle officiellement au locataire son obligation de régler sa dette et lui accorde un délai légal de deux mois pour s’exécuter. Il s’agit d’une étape obligatoire pour activer la clause résolutoire du bail et initier une procédure d’expulsion.
Saisir le tribunal pour obtenir un jugement d’expulsion
Si le locataire ne régularise pas la situation dans le délai imparti, le bailleur peut saisir le tribunal judiciaire pour demander la résiliation du bail et l’expulsion. Le juge peut accorder des délais de paiement au locataire s’il en fait la demande ou valider la résiliation du bail en raison du non-paiement prolongé.
Commandement de quitter les lieux et intervention des autorités
Si le tribunal ordonne l’expulsion du locataire, un commandement de quitter les lieux est délivré par huissier. Le locataire dispose alors d’un délai légal pour partir volontairement. En cas de refus, le bailleur doit demander à la préfecture l’intervention des forces de l'ordre. Toutefois, l’expulsion ne peut pas être exécutée pendant la trêve hivernale (du 1ᵉʳ novembre au 31 mars), sauf exception (ex. : logement en squat, décision judiciaire spécifique).
Comment prévenir les risques d’impayés de loyer ?
Anticiper les impayés est essentiel pour sécuriser ses revenus locatifs et éviter les procédures longues et coûteuses. Plusieurs bonnes pratiques permettent de minimiser ces risques et d’assurer une gestion locative sereine.
1. Sélectionner un locataire solvable
Avant de signer un bail, il est important de vérifier la capacité financière du locataire. Celui-ci doit fournir des justificatifs de revenus suffisants et stables. En complément, la demande d’un garant peut renforcer la sécurité du bailleur en assurant le paiement du loyer en cas de défaut.
2. Anticiper et encadrer l’augmentation du loyer
Une augmentation de loyer mal anticipée peut être une source de tension et, dans certains cas, conduire à des impayés. Il est donc essentiel de respecter la réglementation en vigueur et d’informer le locataire dans les délais impartis.
3. Bien s’informer sur les protections disponibles pour les bailleurs
Être bien informé sur ses droits et les dispositifs de protection existants permet d’anticiper les situations difficiles et de mieux gérer les risques locatifs. Différentes assurances existent pour les propriétaires bailleurs, notamment pour couvrir les sinistres ou litiges éventuels.
Voir aussi :
La formule Couverture Étendue
L’assurance habitation Couverture Étendue protège vos biens des dégradations liées à un squat de votre logement, qu’il s’agisse de votre résidence principale ou secondaire. Cette protection se trouve dans la garantie vol/vandalisme. Si vous devez aller en justice, la protection juridique est une option que vous pouvez ajouter à votre contrat. Elle couvre les frais de commissaire de justice, constats et honoraires, et les frais juridiques.

Questions fréquentes sur la mise en demeure
Quelle est la nouvelle loi concernant les loyers impayés ?
La loi du 27 juillet 2023 vise à renforcer la protection des propriétaires face aux loyers impayés. Elle facilite la résiliation du bail en cas de non-paiement, accélère les procédures d'expulsion et durcit les sanctions contre les squatteurs. Cette loi impose également l'inclusion obligatoire d'une clause de résiliation automatique dans les contrats de location en cas d'impayés.
Comment faire une mise en demeure à un locataire qui ne paie pas son loyer ?
Pour adresser une mise en demeure à un locataire en retard de paiement, il est recommandé de lui envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception rappelant ses obligations et détaillant les sommes dues.
Quand faut-il faire une mise en demeure pour loyer impayé ?
Une mise en demeure pour loyer impayé doit être envoyée après un ou plusieurs loyers impayés, généralement après une relance restée sans réponse. Elle est recommandée dès que l’impayé dépasse un mois, afin de formaliser la demande de paiement et préparer d’éventuelles actions légales.
Comment se passe la procédure d'expulsion d'un locataire ?
La procédure d’expulsion d’un locataire commence par un commandement de payer délivré par un commissaire de justice, accordant deux mois pour régulariser la dette. En l’absence de paiement, le bailleur peut saisir le tribunal pour obtenir la résiliation du bail. Si l’expulsion est ordonnée, un commandement de quitter les lieux est adressé au locataire.
Cet article a été confectionné avec beaucoup de soin et d’attention par nos experts afin de vous offrir un éclairage sur le monde de l’assurance. Néanmoins, celui-ci n’a pas vocation à se soustraire aux conseils de professionnels juridiques et immobiliers.
*Prix le plus bas constaté pour une assurance PNO sur une habitation de moins de 200 m2, sur les devis réalisés entre le 01/08/2023 et le 31/10/2024.
