Note méthodologique
L’étude « Le pari perdant » réalisée pour Allianz Direct, est destinée à comprendre et analyser le rapport des Français à la prise de risque au quotidien, les motivations sous-jacentes à leurs comportements de négligence, ainsi que les conséquences réelles de ces choix sur leur vie et leur budget.
Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1085 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.
Les interviews ont été réalisées par questionnaire autoadministré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview).
Les interviews ont été réalisées du 7 au 9 janvier 2026.
Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète suivante : « Sondage OpinionWay pour Allianz Direct » et aucune reprise de l’enquête ne pourra être dissociée de cet intitulé.
OpinionWay rappelle par ailleurs que les résultats de ce sondage doivent être lus en tenant compte des marges d'incertitude : 1,4 à 3,1 points au plus pour un échantillon de 1000 répondants.
OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.
Vous retrouverez ci-après le document en libre téléchargement au format PDF.
A. La moitié des Français a une propension à « jouer avec la chance », souvent au motif d’un manque de moyens financiers
Les Français sont parfois enclins à adopter des comportements à risque, faisant fi des dangers et s'en remettant à une hypothétique bonne fortune pour s'en sortir. Près de la moitié d’entre eux (45%) adoptent ce type de comportement. Parmi les situations les plus fréquemment rencontrées, on retrouve le fait de laisser traîner des démarches importantes (16%), qu’il s’agisse de contrats, de paiements, ou d’autres documents. De même, une partie d’entre eux entreprend des voyages sans anticiper les imprévus potentiels (15%), tandis que 13% réalisent des achats en ligne sans avoir procédé à des vérifications suffisantes.
Dans certains cas, ces comportements peuvent prendre des tournures plus graves : 13% des Français sont susceptibles d’ignorer les signes avant-coureurs d’un sinistre dans leur logement, comme une odeur suspecte ou des fissures (13%). Plus préoccupant encore, 15% peuvent aller jusqu’à reporter une réparation importante, telle que le remplacement de pneus usés, une négligence aux conséquences potentiellement dramatiques. A l’inverse, une autre moitié de Français préfère s’abstenir de jouer avec la chance (55%).
- Plus on est jeune, plus la tendance à « jouer avec la chance » est prononcée. Si huit jeunes sur dix adoptent ce comportement (79% des 18-24 ans), cette proportion diminue progressivement pour atteindre 28% chez les seniors de 65 ans et plus.
Quant aux raisons invoquées derrière cette prise de risque, elles sont nombreuses. Un tiers des Français met en avant un manque de moyens financiers (33%), tandis que 32% estiment que ce n’est « pas le bon moment » de s’y atteler. Un quart d’entre eux néglige ces risques faute d’envie d’y penser sur le moment, déclarant ne « pas avoir la tête à ça » (26%). Enfin, une partie est guidée par une forme d’insouciance, ayant le sentiment que les accidents « n’arrivent qu’aux autres » (22%).
- L'insouciance est un facteur significatif de prise de risque chez les jeunes : pour un tiers des moins de 35 ans, le sentiment que ça « n’arrive qu’aux autres » est la deuxième justification la plus courante pour négliger les risques (33%, contre 18% chez les 35 ans et plus).
- La moitié des Français gagnant moins de 2000€ par mois justifie la négligence des risques par un manque de moyens financiers (46%, contre 28% des revenus supérieurs à 2000€ par mois).
B. Les incidents touchent de nombreux Français, et d’autant plus ceux qui négligent les risques encourus
Pourtant, les incidents sont loin d’être l’apanage d’une minorité malchanceuse. Au cours des deux dernières années seulement, un tiers des Français a été confronté à au moins un incident ou sinistre (33%). Plus marquant encore, parmi les Français ayant une propension à « jouer avec la chance », près de la moitié (47%) a subi un sinistre durant cette période.
Face à de tels évènements, deux réactions se dessinent : une partie des Français estime avoir modifié ses habitudes à la suite de l’incident (16%), tandis qu’une autre part persiste dans ses comportements antérieurs (17%).
- Les plus jeunes sont non seulement ceux qui « jouent le plus avec la chance », mais ils en paient aussi le prix fort. 58% des 18-24 ans ont ainsi subi un incident ou un sinistre au cours des deux dernières années, un chiffre très supérieur à la moyenne nationale (33%).
Les sinistres les plus fréquemment rencontrés par les Français sont les dégâts des eaux (30%) et les accidents de voiture (30%). Parmi les autres incidents courants, on retrouve le bris de glace (19%), les impacts climatiques variés (15%), les dommages électriques (12%), ou encore un oubli de ses clés à domicile (12%). Parfois, les Français doivent même faire face à des situations plus violentes, comme le cambriolage de leur domicile (9%) ou une agression physique (7%).
C. La négligence porte pourtant un coût financier élevé pour les Français
La justification financière, souvent invoquée comme motif d’excuse à la prise de risques, se révèle paradoxalement être la source d’une perte financière encore plus grande. La moitié des Français estime ainsi avoir perdu de l’argent après avoir pris des risques (52%), et pour des montants qui ne sont pas anodins : leur perte s’élève en moyenne à 470€, avec des montants significatifs : 11% des Français ont perdu moins de 50€, 16% entre 50€ et 149€, et 12% entre 150€ et 499€. Ces risques peuvent même se révéler être de véritables gouffres financiers : pour 13% d'entre eux, les pertes atteignent 500€ ou plus, allant jusqu’à plus de 1000€ pour 8% des Français.
- Ceux qui « jouent avec la chance » sont deux fois plus nombreux à subir des pertes financières que les autres : 72% des Français ayant cette tendance déclarent avoir perdu de l'argent après avoir pris des risques, contre 36% pour le reste des Français.
Face à ces réalités, la souscription à une assurance offrant une meilleure couverture des risques est une solution envisagée par une partie des Français pour limiter leur préjudice financier. Si une somme supplémentaire de 50€ par mois était disponible dans leur budget, plus d’un tiers d’entre eux envisagerait de la consacrer à l’amélioration de leur protection (36%), dont 11% qui en sont même certains. De l’autre côté, 64% estiment pouvoir s’en passer et ne pas changer leur assurance actuelle.
- Ceux qui ont déjà subi un incident ou un sinistre sont logiquement plus enclins à vouloir améliorer leur couverture d'assurance. Ainsi, 55% des Français ayant vécu un sinistre au cours des deux dernières années envisagent de renforcer leur protection, contre 26% de ceux qui n'en ont pas subi.
- Les deux tiers des 18-24 ans envisagent d’améliorer leur couverture actuelle en cas de hausse de leur budget (67%, contre 36% en moyenne).
En conclusion, cette étude révèle plusieurs grands enseignements :
- Une part importante des Français adopte des comportements où ils s'en remettent à la bonne fortune plutôt que d'anticiper les risques, leur causant parfois de sérieux dommages. Les Français les plus jeunes sont par ailleurs les plus enclins à prendre ces risques, un comportement qui leur dessert pour la plupart.
- « Jouer avec la chance » est en réalité un pari perdant : les Français qui adoptent ces comportements de négligence sont beaucoup plus enclins à rencontrer des incidents ou des sinistres dans leur quotidien.
- Bien que le manque de moyens financiers soit souvent invoqué comme justification à la négligence, cette approche se révèle paradoxalement coûteuse : Les Français qui prennent des risques sont plus souvent confrontés à des pertes financières significatives.
- Avoir déjà vécu un incident ou un sinistre agit comme un puissant catalyseur de prise de conscience : la majorité des personnes qui en ont subi un serait prête à améliorer son niveau de protection.

