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Prendre l'avion malade

Entorse, otite, pacemaker. Quelles précautions prendre avant de voyager en avion quand on est malade?

Prendre l'avion malade

Voyager en avion en étant malade peut soulever des questions importantes : est-ce risqué ? Quelles sont les contre-indications ? Peut-on prendre l'avion avec une otite, de la fièvre ou en étant enceinte ? Voici les réponses aux situations les plus courantes.

Les questions à se poser avant le vol

Avant de partir, il est prudent discuter de toutes ces questions, et notamment des conséquences d'un long voyage aérien, avec votre médecin traitant. Une consultation est même indispensable dans certains cas.

Peut-on prendre l'avion avec une otite ?

Voyager en avion avec une otite peut s'avérer très douloureux et risqué, surtout pour les enfants. La variation de pression en cabine peut accentuer les symptômes de l'inflammation de l’oreille moyenne. En cas d’otite moyenne aiguë, mieux vaut reporter le vol si possible. Si ce n’est pas envisageable, il est essentiel de consulter un médecin en amont pour obtenir un traitement adapté. L'otite externe peut également poser problème si elle est douloureuse ou si elle s'accompagne d'une infection.

En cas d’apparition très récente des symptômes de l'otite, notamment la veille du vol, mieux vaut différer le déplacement. Si le diagnostic a été posé 48 heures avant le départ, avec un traitement débuté rapidement et une évaluation médicale rassurante, le vol peut se dérouler sans contre-indication majeure. En cas de contre-indication au vol classique, un rapatriement en avion sanitaire peut être prescrite par un professionnel de santé.

Comment prendre l'avion quand on a une otite ?

Avant le vol, quelques précautions sont à prendre pour soulager l'otite et éviter les effets indésirables. L’utilisation d’un vasoconstricteur nasal peut permettre de mieux équilibrer les pressions au moment du décollage et de l’atterrissage. En complément, un traitement antalgique ou anti-inflammatoire peut être prescrit. Il est également recommandé de mâcher un chewing-gum, de déglutir régulièrement ou de pratiquer la manœuvre de Valsalva (pincer le nez, fermer la bouche et souffler doucement) pour aider à ouvrir les trompes d’Eustache. En cas d'otite externe, évitez toute pression sur l'oreille, et consultez systématiquement si vous ressentez une douleur persistante ou un écoulement

Peut-on prendre l’avion avec une entorse ?

Prendre l’avion avec une entorse légère est possible, mais nécessite quelques précautions. Il est conseillé de consulter son médecin pour évaluer la mobilité, le gonflement et les risques de phlébite. Si une attelle ou un plâtre est nécessaire, vérifiez qu’il est compatible avec un voyage aérien, car les plâtres trop rigides peuvent poser problème en cas d’œdème.

En cas d’entorse grave ou de fracture compliquée, un transport en avion sanitaire peut être envisagé sur prescription médicale.

Peut-on prendre l’avion avec de la fièvre ?

La fièvre en elle-même n’est pas toujours une contre-indication au vol en avion, mais elle peut indiquer une infection (grippe, gastro-entérite, Covid-19, etc.) qui peut être contagieuse ou s’aggraver en vol. Il est donc recommandé de consulter un médecin avant le départ. En cas de fièvre importante ou persistante, il est préférable de reporter le voyage.

Peut-on prendre l’avion avec une sinusite ?

Voyager en avion avec une sinusite peut provoquer des douleurs intenses au niveau du visage et des dents, surtout pendant les phases de changement de pression. L’utilisation d’un vasoconstricteur nasal et d’un antalgique peut aider à limiter les désagréments. En cas de sinusite aiguë sévère, un report du voyage peut être envisagé.

Une sinusite non traitée peut parfois s’accompagner d’une otite, aggravant l’inconfort en vol. Une consultation préalable avec un médecin est donc recommandée.

Peut-on prendre l’avion avec des enfants malades ?

Les enfants sont particulièrement sensibles aux variations de pression en avion, surtout en cas de rhume, d’otite externe ou de sinusite. Il est conseillé de consulter un pédiatre avant le départ. En vol, encouragez l’enfant à boire, téter (pour les bébés), sucer un bonbon ou mâcher un chewing-gum pour aider à équilibrer la pression dans les oreilles.

Attention : la trompe d'Eustache des tout-petits n'étant pas totalement développée, prendre l'avion avec un enfant atteint d'une otite risque de lui causer de fortes douleurs.

Peut-on prendre l’avion avec un pacemaker ?

Voyager avec un pacemaker est généralement sans risque si l’état de santé est stable. Une consultation préalable avec un cardiologue est recommandée afin de s’assurer du bon fonctionnement du dispositif. Il est préférable de signaler la présence du pacemaker lors du passage aux contrôles de sécurité de l’aéroport, et d’emporter sa carte de porteur.

Peut-on prendre l’avion enceinte ?

La grossesse n’est pas une contre-indication en soi au voyage en avion. En revanche, une consultation médicale est recommandée, notamment après 28 semaines d’aménorrhée. Certaines compagnies exigent un certificat médical passé ce stade. Les précautions portent surtout sur l’hydratation, le port de bas de contention et la limitation des efforts.

Quelles sont les autres situations médicales qui nécessitent une précaution particulière ?

Peut-on prendre l’avion après une opération récente ?

Il est fortement recommandé de demander l’avis de votre médecin si vous avez été opéré(e) récemment, notamment en cas d’angioplastie, de glaucome, de décollement de rétine ou de chirurgie ORL. Le risque de complications postopératoires peut être augmenté en avion.

Dans certains cas postopératoires délicats, un rapatriement ou déplacement en avion sanitaire est préférable au vol commercial. Si vous avez le moindre doute, demandez conseil à un médecin avant de prendre l'avion.

Quelles autres pathologies nécessitent une consultation préalable ?

Pour les patients ayant une maladie chronique (diabète, asthme, insuffisance cardiaque, etc.), un traitement long cours, ou une pathologie immunitaire, une consultation médicale est nécessaire pour évaluer les risques et adapter le traitement au voyage.

Comment bien se préparer avant le vol quand on est malade ?

Le départ est toujours un facteur de stress et peut entraîner des chutes, des angoisses, des malaises... Ces quelques mesures simples vous permettront de prévenir ces conséquences toujours préjudiciables :

  • Arrivez à l'avance au lieu de rendez-vous,
  • Faites-vous au besoin accompagner par des personnes qui vous aideront à l'enregistrement et à porter vos bagages,
  • Emportez un bagage à main léger qui contiendra vos médicaments habituels (ne jamais les placer dans la valise, ni en soute), vos papiers d'identité, votre carnet de vaccination, vos titres de transports (billets, carte d’embarquement), votre argent (devises, travellers, carte bancaire…), quelques effets de toilettes pour vous rafraîchir et une grande bouteille d'eau,
  • Éviter de consommer avant le vol des farineux, laitages ou boissons pétillantes... Les gaz contenus dans le tube digestif se dilatent en altitude, entraînant une sensation de ballonnement.

Si vous avez peur de l’avion, consultez votre compagnie aérienne. Des stages sont organisés pour vous aider à combattre cette phobie. Consultez votre médecin traitant ; il pourra vous aider dans cette démarche.

Comment limiter les effets du vol quand on est malade ?

En avion, l'atmosphère est extrêmement sèche (l’hygrométrie relative est inférieure à 10%) avec une altitude fictive de 1500 à 2500 m. Ces deux points entraînent des désagréments qu'il est facile de combattre en appliquant les conseils suivants :

  • Contre la sécheresse de l'air : buvez au moins un litre d'eau plate toutes les 4 heures, enlevez vos lentilles de contact ou humidifiez-les régulièrement avec du sérum physiologique en doses individuelles ou instillez un collyre anti-inflammatoire et désinfectant recommandé par votre ophtalmologiste.
  • Contre le risque de phlébite : desserrez vos vêtements (que vous aurez prévus amples), évitez les pantalons et chaussures serrés et déchaussez-vous en prévoyant une paire de sur-chaussette. Ne restez pas immobile pendant trop longtemps et levez-vous régulièrement pour marcher dans le couloir. Lorsque les déplacements fréquents sont impossibles, n’hésitez pas à pratiquer des exercices pour faire travailler successivement les différents groupes de muscles des membres inférieurs : ceux du pied, du mollet et de la cuisse, suivis de périodes de relâchement musculaire complet associées à une respiration lente et profonde. Votre médecin traitant pourra aussi vous prescrire, suivant les cas, le port de chaussettes ou bas de contention, des médicaments toni-veineux, voire des anticoagulants.
  • Contre le mal de l'air : choisissez si possible une place proche du centre de l'appareil, évitez les repas copieux et l'alcool, essayez de dormir, si besoin avec un l'aide d'un somnifère léger à élimination rapide que votre médecin traitant vous aura prescrit à cet effet ou d’un médicament contre le mal des transports.

En vol, une différence de pression s'établit. Il existe donc un risque d'otite barotraumatique due à la dépression d'autant plus important si vous êtes enrhumé ou habituellement sujet aux otites et aux sinusites. Un médecin pourra vous prescrire préalablement un antibiotique pour les infections bactériennes, un antalgique, un anti-inflammatoire et, localement, un spray nasal.

Quelques astuces pour palier les effets du décollage et de l'atterrissage : avalez régulièrement votre salive, mâchez un chewing-gum ou sucez un bonbon. Apprenez la manoeuvre de Valsalva : pincez le nez, fermez la bouche et expirez (souffle bloqué), puis déglutissez à plusieurs reprises afin d'évacuer l'air présent dans les oreilles. Le but est de faire passer de l'air régulièrement dans l'oreille pour que le tympan reprenne sa position initiale.

Une fois sur place : comment bien récupérer ?

Dès votre arrivée, prévoyez un moment de repos, si possible avec les jambes surélevées. Le décalage horaire se produit le plus souvent dans le sens ouest-est. Vous souffrirez ainsi plus volontiers du jet-lag en vous rendant d’Europe vers l’Asie ou au retour d’un voyage aux Etats-Unis vers l’Europe. L'adaptation demande autant de jours que de fuseaux horaires traversés. En cas de traitement médicamenteux continu, veillez à adopter très progressivement l'heure locale. Au besoin commencez à décaler vos horaires de prise d'une heure par jour, deux à trois jours avant le départ.

Sur place, le plus important est de suivre immédiatement les horaires de sommeil et de repas de votre pays de destination. Synchronisez-vous rapidement à l'heure locale. L'exposition à la lumière est également un important facteur de resynchronisation des rythmes biologiques : donc, vivez le jour, et dormez la nuit !

En voyage, n’attendez pas votre retour pour consulter un médecin en cas de problème. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, le médecin régulateur de votre société d'assistance est à votre disposition pour vous écouter et vous aider. Il peut vous donner des conseils utiles, se mettre en rapport avec votre médecin traitant et organiser une consultation sur place.

Les conseils que vous trouverez dans cette page n'ont pour seul objectif que de faire de vous un voyageur averti et informé. Ils ne sauraient en aucun cas remplacer une consultation médicale individuelle auprès de votre médecin traitant habituel. Les fiches "Informations par thème" qui vous sont proposées sur ce site sont destinées à faciliter la préparation de votre voyage et ne prétendent pas à l'exhaustivité. Malgré la qualité des informations mises à votre disposition, elles ne vous dispensent nullement d'adopter une attitude prudente et de recueillir des conseils spécialisés ou de vous faire confirmer les informations proposées sur notre site. Elles ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de leurs auteurs et d'Allianz Travel.

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