Le chikungunya est une maladie virale transmise par le moustique tigre qui provoque de fortes fièvres et des douleurs articulaires. Symptômes, diagnostic, durée, traitement et zones à risque : on vous dit tout pour voyager sereinement et réagir efficacement en cas d’infection.
Qu’est-ce que le chikungunya ?
Détecté pour la première fois en Afrique en 1952, le chikungunya est un virus transmis par les moustiques Aedes (Aedes aegypti et Aedes albopictus), principalement actifs en journée. Ces deux moustiques sont également impliqués dans la transmission d’autres arbovirus, comme la dengue et la fièvre jaune. Ils sévissent dans de nombreuses régions tropicales et peuvent aussi circuler en Europe en été, via le moustique tigre. Des cas de chikungunya ont même été signalés en France métropolitaine ces dernières années.
Quels sont les symptômes du chikungunya ?
Le chikungunya se distingue par la combinaison de deux symptômes majeurs : une fièvre soudaine et élevée (supérieure à 38,5°C), et des douleurs articulaires intenses, touchant principalement les extrémités des membres : poignets, chevilles, doigts et genoux. Ces douleurs sont parfois confondues avec les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde. Des symptômes secondaires peuvent également apparaitre comme des maux de tête, des nausées, une conjonctivite, une éruption cutanée au niveau du tronc et des membres, et une sensation de grande fatigue. Certains patients signalent également des troubles digestifs bénins (diarrhée, perte d’appétit) ou encore un gonflement des ganglions lymphatiques.
Dans certains cas, des formes graves peuvent survenir, notamment des méningo-encéphalites et des atteintes des nerfs périphériques. Ces dernières sont principalement rencontrées chez des personnes âgées ou au système immunitaire affaibli, ainsi que chez des nouveau-nés infectés in utero, pendant la grossesse, en même temps que la mère.
Quand apparaissent les premiers symptômes ?
Les symptômes du chikungunya apparaissent généralement 2 à 7 jours après la piqûre infectée. La fièvre est souvent brutale, et les douleurs articulaires peuvent être si intenses qu'elles limitent les mouvements quotidiens, rendant difficile la marche ou l’utilisation des mains. Chez les enfants, la présentation des symptômes peut être moins spécifique, mais une surveillance médicale s’impose en cas de forte fièvre persistante.
D’après les CDC (Centers for Disease Control and Prevention), jusqu’à 97 % des personnes infectées présentent des symptômes, ce qui rend la maladie plus visible que la dengue, souvent asymptomatique. La dengue est aussi transmise par des moustiques Aedes infectés.
Bien que le chikungunya ne soit que rarement mortel, son impact sur la qualité de vie peut être considérable, notamment en voyage. Un suivi médical est recommandé si les symptômes persistent au-delà de quatre à six semaines.
Comment diagnostiquer le chikungunya ?
Le diagnostic repose sur l’examen clinique des symptômes, mais peut être confirmé par une analyse de sang. En phase aiguë, une recherche directe du virus par un test RT-PCR est recommandée, notamment dans les 7 jours suivant l’apparition des premiers symptômes. Passé ce délai, des tests sérologiques peuvent détecter les anticorps spécifiques du virus chikungunya.
En cas de doute avec d'autres infections virales transmises par les moustiques (comme la dengue ou le Zika), un diagnostic différentiel est indispensable, surtout dans les zones d’endémie.
Dans certaines régions touristiques, le dépistage peut être rapide, avec des résultats disponibles en 24 à 48h. Le coût d’un test varie selon les pays, mais reste souvent accessible dans les structures publiques ou subventionnées. Une assurance voyage peut couvrir ces frais.
Si vous présentez des symptômes pendant un voyage ou au retour de celui-ci, commencez par consulter un médecin généraliste. Il pourra évaluer la situation, prescrire les analyses nécessaires et vous orienter vers un laboratoire d’analyses médicales ou un service hospitalier si besoin. Dans certains pays ou zones touristiques, des centres de santé ou des cliniques privées peuvent également assurer une prise en charge rapide.
N’attendez pas si vous avez une fièvre élevée accompagnée de douleurs articulaires importantes : un avis médical précoce permet d’éviter les complications et de bénéficier du bon suivi.
Combien de temps dure une crise de chikungunya ?
La durée d'une crise de chikungunya varie d'une personne à l'autre. Chez la plupart des personnes touchée, la phase aiguë dure de 5 à 10 jours en moyenne, marquée par une fièvre intense et des douleurs articulaires handicapantes. Cependant, la maladie peut laisser des séquelles : chez environ 1 patient sur 2, les douleurs articulaires persistent plusieurs semaines, voire plusieurs mois après l'infection.
Dans les cas les plus sévères (10 à 40 % selon l’Organisation Mondiale de la Santé), la maladie peut évoluer vers une phase chronique marquée par des arthralgies persistantes, en particulier chez les personnes âgées ou ayant des antécédents articulaires. La récupération peut être lentes et les douleurs articulaires chroniques persistent plusieurs mois, voire un an après l’infection.
Par conséquent, dans les formes prolongées, une rééducation fonctionnelle peut être envisagée pour restaurer la mobilité articulaire. Certaines études évoquent également un impact psychologique, comme une fatigue chronique ou un moral en berne, lié à la gêne physique prolongée. Un soutien médical adapté, incluant si besoin un suivi psychologique, peut améliorer la récupération globale.
Comment se fait la transmission du chikungunya ?
Rassurez-vous : le chikungunya n'est pas une maladie contagieuse et ne se transmet pas comme un rhume ou la grippe. Il est exclusivement transmis par la piqûre de moustiques infectés du genre Aedes (Aedes aegypti ou Aedes albopictus). Ces moustiques, actifs principalement en journée, contractent le virus en piquant une personne déjà infectée, puis le transmettent à d’autres. Il n’y a aucune transmission d'homme à homme directe par contact, éternuement ou gouttelettes respiratoires. D'après l'OMS, Il est donc essentiel pour les personnes infectées d’éviter toute nouvelle piqûre afin de limiter la transmission du virus à d’autres moustiques et, indirectement, à d’autres voyageurs.
Bien que la transmission se fasse exclusivement par piqûre de moustique, des études explorent la possibilité de transmission materno-fœtale en fin de grossesse, ainsi que quelques cas très rares de transmission par transfusion sanguine. Toutefois, ces situations restent exceptionnelles et ne remettent pas en cause le caractère vectoriel de la maladie.
Comment soigner le chikungunya ?
Il n'existe aucun traitement antiviral spécifique pour le chikungunya. La maladie se soigne par traitement symptomatique, principalement à base de paracétamol pour contrôler la fièvre et de mesures non médicamenteuses, comme le repos, l'hydratation régulière et une alimentation légère.
Le recours aux AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) est déconseillé par l'Institut Pasteur sans diagnostic précis, en raison du risque de confusion avec la dengue, maladie à la présentation clinique proche.
Les douleurs articulaires post-virales, fréquentes et parfois handicapantes, justifient un suivi médical prolongé. Dans les formes chroniques, une prise en charge pluridisciplinaire peut être nécessaire, incluant des séances de kinésithérapie douce, des exercices de mobilité à faire à domicile, ou des consultations de suivi régulières pour ajuster le traitement antalgique. L’objectif est de retrouver une qualité de vie satisfaisante, malgré la persistance des symptômes.
En voyage, si les symptômes apparaissent, consultez un médecin localement sans attendre. Dans certaines régions à risque, des hôpitaux ou des cliniques spécialisées sont formées pour détecter les maladies vectorielles. De retour en France, prévenez votre médecin traitant. Il pourra confirmer le diagnostic par un test sérologique et vous orienter vers un rhumatologue si les douleurs persistent. Si les symptômes sont sévères dès le départ (forte fièvre, éruption, fatigue extrême), n’hésitez pas à vous rendre directement aux urgences hospitalières.
Traitement et prévention : comment se protéger du chikungunya en voyage et éviter les piqûres de moustiques infectés ?
Il n'existe à ce jour aucun traitement préventif pour réduire les risques de chikungunya. En voyage dans une zone à risque, votre meilleure arme reste la prévention basée sur la lutte anti-vectorielle.
Selon le Ministère de la Santé, il est recommandé de :
- Porter des vêtements longs, amples et de couleur claire
- Utiliser des répulsifs cutanés adaptés (contenant de l’IR3535, du DEET ou de l’icaridine). Les enfants et les femmes enceintes doivent utiliser des produits spécifiques. Demandez conseil à un pharmacien.
- Dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide
- Utiliser des diffuseurs électriques ou des serpentins à l’extérieur
Plusieurs applications de voyage vous aident à gérer ce genre de contexte de manière précise.
Les moustiques Aedes, vecteurs du chikungunya, piquent surtout en journée, avec un pic le matin et en fin d’après-midi. Soyez donc particulièrement vigilant à ces moments-là.
Il est également important de noter que les moustiques Aedes peuvent se multiplier rapidement dans les petites collections d’eau stagnante (coupelles, pots, gouttières), ce qui accroît le risque d’épidémie dans les zones résidentielles, y compris urbaines. C’est pourquoi les campagnes de santé publique insistent sur la sensibilisation à la lutte contre les gîtes larvaires.
Il est aussi conseillé d’aérer les logements tôt le matin et tard le soir, tout en fermant portes et fenêtres en journée si aucun dispositif anti-moustique n’est installé.
En juin 2024, le vaccin IXCHIQ a reçu une autorisation de mise sur le marché au niveau européen, et est notamment utilisé à La Réunion pour lutter contre l'épidémie. La Haute Autorité de santé (HAS) préconise l’utilisation de ce vaccin préventif pour les personnes à risque de formes graves, et n’ayant jamais eu auparavant de diagnostic d’infection par le virus.
Personnes vulnérables : quelles précautions supplémentaires ?
Les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants en bas âge et les personnes immunodéprimées présentent un risque plus élevé de développer des formes sévères ou prolongées de la maladie du chikungunya. Dans leur cas, l’application rigoureuse des mesures de prévention anti-moustiques est indispensable. Il est aussi conseillé de consulter un professionnel de santé avant le départ, afin d’évaluer la nécessité d’une vaccination ou d’un suivi spécifique.
Pour les femmes enceintes, les mesures de protection doivent être encore plus rigoureuses. Porter des vêtements couvrants même à l’intérieur, éviter les sorties aux heures de forte activité des moustiques et dormir sous moustiquaire sont des gestes essentiels pour limiter le risque de transmission pendant la grossesse.
Dans quels pays le chikungunya est-il présent ?
Autrefois limité à l’Afrique, le virus du chikungunya s’est étendu à d’autres continents depuis les années 2000 et n'est plus une maladie exclusivement tropicale. Il touche aujourd'hui de nombreux pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et même d'Europe. En raison de la mondialisation et de la prolifération du moustique tigre, vecteur de la maladie, des épidémies peuvent désormais survenir bien au-delà des zones tropicales habituelles. Il est donc essentiel de connaître les régions à risque avant tout déplacement. Face à cette diffusion mondiale, le site du Ministère de la Santé recommande aux voyageurs de se protéger en toute circonstance.
Voici un tour d'horizon des principales zones touchées par le chikungunya.
En France métropolitaine : des cas autochtones sous surveillance
Si le chikungunya est historiquement une maladie tropicale, plusieurs cas autochtones de chikungunya ont été détectés en France métropolitaine ces dernières années, notamment dans le sud du pays. Ces cas sont en lien avec la prolifération du moustique tigre (Aedes albopictus), désormais bien implanté et qui ne cesse de gagner du terrain, en particulier lors des périodes estivales.
Les régions les plus concernées par le chikungunya en France métropolitaine sont la Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Occitanie et la Corse. Le moustique tigre y est désormais implanté de manière stable, ce qui rend la surveillance entomologique et les campagnes de prévention essentielles chaque été. Des opérations de démoustication sont régulièrement menées lorsqu’un cas est détecté afin de limiter tout risque de propagation.
Des dispositifs de surveillance entomologique sont également déployés, notamment dans les départements les plus exposés. Pour les voyageurs rentrant de zones à risque, un signalement des symptômes aux autorités sanitaires peut être demandé en cas de suspicion. Les ARS (Agences Régionales de Santé) peuvent enclencher des actions de démoustication ciblées autour des lieux de séjour des malades pour lutter contre une éventuelle transmission locale.
À La Réunion : une forte épidémie
L’Île de la Réunion a été l’un des premiers territoires français fortement touchés par une épidémie de chikungunya : en 2005-2006, près d'un tiers de la population a été infecté. Le virus y circule encore aujourd'hui et les autorités sanitaires mènent depuis début avril 2025 une campagne de vaccination sur l’île. Le vaccin IXCHIQ est désormais recommandé pour les personnes à risque de formes graves, à savoir les personnes de plus de 65 ans et les personnes de 18 à 64 ans avec comorbidités.
En Asie : une circulation régulière du virus
Le chikungunya sévit également en Asie, notamment en Thaïlande, au Bengladesh, au Sri Lanka en Indonésie et en Inde, où la densité de moustiques Aedes est particulièrement élevée. Dans ces régions, la piqûre de moustique tigre est courante, en particulier pendant la saison des moussons.
En Afrique : une circulation persistante
Berceau du virus, l'Afrique connaît encore aujourd'hui des flambées de cas de chikungunya dans plusieurs pays subsahariens. Des cas sont régulièrement recensés au Sénégal, en République démocratique du Congo, au Nigeria ou encore au Kenya. Le risque est plus marqué pendant la saison des pluies, lorsque les conditions sont favorables au développement des gîtes larvaires.
Dans certaines zones rurales, l’accès aux soins peut être limité. Les voyageurs doivent s’assurer d’avoir une trousse de premiers secours complète, incluant des antipyrétiques et du répulsif, surtout s’ils se rendent en brousse ou en zone reculée. Il est conseillé de consulter un médecin spécialisé en médecine des voyages avant le départ pour obtenir des recommandations adaptées à la région visitée.
En Amérique latine, en Polynésie française et aux Caraïbes : une vigilance toujours nécessaire
Depuis 2013, l’Amérique latine a connu de nombreuses épidémies de chikungunya, notamment en Martinique, en Guadeloupe, au Brésil, au Mexique, en Colombie ou encore en République dominicaine. Le virus a également circulé dans les territoires français d'outre-mer situés dans le Pacfiique, comme la Polynésie française, où plusieurs cas ont été recensés ces dernières années. Les conditions climatiques y sont idéales pour la prolifération des moustiques vecteurs de maladies comme le chikungunya, la dengue ou le Zika. Les voyageurs doivent y appliquer strictement les mesures de prévention.
Outre ces mesures de prévention, certaines agences de santé locales diffusent des bulletins épidémiologiques en ligne, à consulter avant un départ. La vigilance est particulièrement importante durant la saison des pluies, où l'humidité favorise la prolifération des moustiques.
Les croisières dans les Caraïbes ou les circuits en Amérique centrale traversent souvent plusieurs zones à risque. Pensez à emporter suffisamment de répulsif et à vérifier les recommandations sanitaires pour chaque pays visité, même lors de courtes escales.
En Amérique du Nord : un risque localisé mais surveillé
Bien que le chikungunya ne circule pas activement aux États-Unis, des cas importés y sont régulièrement signalés, en particulier dans les États du sud comme la Floride, le Texas ou la Louisiane, en raison de leur climat favorable à la présence de moustiques Aedes. Ces cas soulèvent des inquiétudes quant à une possible implantation du virus, surtout en été, lorsque les températures augmentent. Si vous voyagez dans ces régions, appliquez les mêmes précautions qu’en zone tropicale.
Les autorités américaines, comme les CDC, maintiennent une veille active sur les cas importés. Si vous voyagez aux États-Unis en été, notamment dans les États du Sud, informez-vous auprès du consulat ou sur les sites officiels de santé sur les recommandations en vigueur pour lutter contre les piqûres de moustiques.
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Les conseils que vous trouverez dans cette page n'ont pour seul objectif que de faire de vous un voyageur averti et informé. Ils ne sauraient en aucun cas remplacer une consultation médicale individuelle auprès de votre médecin traitant habituel. Les fiches "Informations par thème" qui vous sont proposées sur ce site sont destinées à faciliter la préparation de votre voyage et ne prétendent pas à l'exhaustivité. Malgré la qualité des informations mises à votre disposition, elles ne vous dispensent nullement d'adopter une attitude prudente et de recueillir des conseils spécialisés ou de vous faire confirmer les informations proposées sur notre site. Elles ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de leurs auteurs et d'Allianz Travel.

Les questions fréquentes des voyageurs sur le chikungunya
Le chikungunya est-il dangereux pour les femmes enceintes ?
Le chikungunya peut avoir des conséquences graves s’il est contracté en fin de grossesse. Bien que rare, une transmission du virus de la mère à l’enfant peut se produire, notamment dans les jours qui précèdent l’accouchement. Le nouveau-né peut alors présenter des formes sévères de la maladie. Si vous êtes enceinte et voyagez dans une zone à risque, discutez avec votre médecin des mesures de protection renforcées à adopter.
Peut-on voyager avec le chikungunya ?
Il est fortement déconseillé de prendre l’avion en phase aiguë de la maladie, notamment en cas de fièvre et de douleurs importantes. En cas d’infection pendant un voyage, prolongez votre séjour pour vous reposer sur place si nécessaire, ou consultez un médecin avant de reprendre un vol long-courrier.
Peut-on attraper le chikungunya deux fois ?
En principe, non. Une infection par le virus du chikungunya confère une immunité durable. Cela signifie que, sauf exception rare, une personne ne peut pas être infectée une seconde fois. Néanmoins, il est possible de confondre les symptômes avec ceux d’autres maladies transmises par les moustiques comme la dengue ou le Zika. D’où l’importance d’un diagnostic médical en cas de doute.
Comment différencier chikungunya, dengue et COVID ?
Les trois maladies peuvent provoquer de la fièvre, de la fatigue et des douleurs musculaires, mais elles présentent certaines différences :
- Le chikungunya provoque des douleurs articulaires intenses, souvent localisées dans les poignets, doigts, chevilles ou genoux.
- La dengue s’accompagne fréquemment de maux de tête intenses derrière les yeux et d’un risque accru d’hémorragies dans les formes graves.
- La COVID-19 se manifeste souvent par des symptômes respiratoires (toux, essoufflement, perte de goût ou d’odorat), ce qui n’est pas le cas du chikungunya.
Seul un test médical permet de poser un diagnostic fiable. En cas de doute, consultez un professionnel de santé rapidement.
Existe-t-il un traitement homéopathique pour le chikungunya ?
À ce jour, aucun traitement homéopathique n’a démontré son efficacité pour soigner le chikungunya ou prévenir l’infection. La prise en charge repose avant tout sur le traitement des symptômes (paracétamol, repos, hydratation) et sur les mesures de prévention contre les piqûres de moustiques. En cas de douleurs persistantes, un suivi médical reste indispensable.
Peut-on se baigner ou faire du sport en étant infecté par le chikungunya ?
En phase aiguë (fièvre et douleurs articulaires), il est déconseillé de faire du sport ou de se baigner. Le repos est primordial pour permettre au corps de récupérer. La fatigue et les douleurs peuvent être telles qu’un effort physique serait non seulement difficile, mais aussi contre-productif. Une fois les symptômes atténués, demandez conseil à un médecin avant de reprendre une activité physique, même légère.
Le chikungunya peut-il être transmis à un bébé pendant l’allaitement ?
Selon l’Organisation mondiale de la santé, le virusdu chikungunya n’est pas détecté dans le lait maternel et aucun cas de transmission par allaitement n’a été confirmé à ce jour. L’allaitement est donc généralement recommandé même en cas d’infection, sauf si la mère est trop faible pour assurer l’allaitement ou si un avis médical contraire est donné.
Le chikungunya est-il pris en charge par l’assurance voyage ou la Sécurité sociale ?
En France, les frais médicaux liés au chikungunya contracté à l’étranger peuvent être partiellement remboursés par la Sécurité sociale, mais cela dépend du pays de séjour. Une assurance voyage avec couverture santé est fortement recommandée pour prendre en charge les consultations, examens ou éventuelles hospitalisations à l’étranger. Vérifiez aussi les garanties de votre contrat d’assurance avant de partir.
Même en ville, les risques persistent : la vigilance ne se limite pas aux zones rurales ou reculées. La prévention reste votre meilleure alliée pour voyager l’esprit tranquille.
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