
Salaires et coût de la vie à l'étranger | Allianz Travel
Quand on envisage de quitter la France pour vivre à l’étranger, la question à se poser n’est pas seulement “combien vais-je gagner ?”, mais “est-ce que mon salaire me permet réellement de financer mon quotidien ?”. Deux pays peuvent afficher des niveaux de rémunération élevés, tout en ayant des loyers, une assurance santé ou des transports bien plus coûteux.
Vous partez plusieurs mois ou plusieurs années à l'étranger ? Retrouvez toutes les informations utiles dans nos articles :
- Niveau général de vie : fourchettes par pays et par ville, écarts capitale/province, effets saison et taux de change pour estimer un budget réaliste * Logement : repères pour hôtels (par gammes) et locations (centre vs périphérie), points d’attention sur charges, cautions et durées
- Alimentation : prix moyens des restaurants (quartiers locaux vs zones touristiques) et des courses (produits locaux vs produits importés, marchés)
- Transports : coûts des tickets et abonnements, taxis et VTC, carburant et location de voiture/scooter, alternatives train/bus longue distance
- Santé : ordre de prix des consultations, urgences et hospitalisations public/privé; pourquoi prévoir une assurance santé et rapatriement
- Budgets types : exemples jour/semaine/mois pour voyageur, expatrié solo, couple ou famille, avec postes clés ventilés
- Astuces d’économies : saison basse, marchés et cartes de transport, moyens de paiement, pourboires et pièges à éviter
- Assurances Allianz Travel : les solutions pour maîtriser les imprévus (frais médicaux, rapatriement, bagages, assistance 24 h/24)
À savoir
Avant de partir, gardez en tête trois repères simples :
- Salaire “nominal” vs pouvoir d’achat : ce qui compte, c’est votre reste à vivre une fois les dépenses fixes payées * Ville vs pays : la différence de budget se joue souvent davantage entre une capitale et une ville moyenne qu’entre deux pays voisins (certaines villes figurent régulièrement parmi les plus chères pour les expatriés, comme Hong Kong, Singapour ou Zurich)
- Protection sociale, impôts, frais obligatoires : selon votre statut (salarié, freelance, étudiant, PVT, etc.), la couverture et les prélèvements peuvent changer sensiblement
Pourquoi partir vivre à l'étranger ?
Les motivations pour une expatriation à l’étranger sont très personnelles, mais reviennent souvent autour de quelques grands thèmes :
- Donner un nouveau souffle à sa carrière (opportunités, secteurs porteurs, expérience internationale) * Améliorer une langue et vivre une immersion culturelle “pour de vrai”
- Changer de cadre de vie (rythme, climat, sécurité, proximité avec la nature, etc.)
- Préparer un projet de long terme (études, installation en couple/famille, mobilité interne, etc.) Le bon point de départ : clarifier vos priorités (budget, emploi, visa, santé, scolarité si besoin), puis comparer deux ou trois scénarios réalistes.
Quels sont les pays qui rémunèrent le mieux ?
Il n’existe pas de “meilleur pays” universel : tout dépend de votre métier, de votre niveau d’expérience, et du coût de la vie local. Cela dit, dans les comparaisons internationales de salaires moyens (en parité de pouvoir d’achat), certains pays reviennent régulièrement parmi les niveaux élevés, comme le Luxembourg, l’Islande, la Suisse ou les États-Unis.
Avant de trancher, pensez à regarder en même temps :
Le niveau des loyers (et la facilité à se loger)
- Le coût de la santé (et le système local)
- Le transport (surtout si vous vivez loin du centre)
La pression fiscale selon votre résidence fiscale et vos revenus Voir aussi :
- Salaire Angleterre
- Salaire Allemagne
- Salaire Portugal
Comment trouver un travail à l'étranger ?
Dans la pratique, on trouve plus facilement du travail quand on combine plusieurs canaux, et en adaptant son CV et ses candidatures aux usages locaux.
- Candidatures directes sur les sites carrière des entreprises (en ciblant un secteur, puis 20–30 employeurs pertinents) * Plateformes d’emploi locales et internationales, avec des alertes et un profil complet
- Réseautage : anciens élèves, communautés d’expatriés, événements professionnels, recommandations (souvent décisif)
- Agences de recrutement / cabinets spécialisés (utile dans certains secteurs en tension)
- Mobilité interne si vous êtes déjà en poste (transfert, détachement, VIE selon profils)
- Programmes structurés (échanges, stages, PVT) quand ils correspondent à votre situation et à votre âge Astuce concrète : vérifiez très tôt la logique “visa / droit au travail” de votre destination, car c’est souvent le facteur qui conditionne tout le reste (contrat, démarches, calendrier).
Quels sont les principaux postes de dépenses à l'étranger ?
Les budgets varient énormément selon les pays, mais les mêmes postes reviennent presque toujours. Les anticiper vous évite les mauvaises surprises le premier mois.
Logement
C’est souvent le poste de dépenses n°1. Au-delà du loyer pur, pensez aux frais d’entrée : dépôt de garantie, frais d’agence, meubles/équipement, charges, internet.
Exemples : colocation au départ pour limiter l’avance de trésorerie, logement temporaire (2-4 semaines) avant de signer un bail, ou installation dans une ville “satellite” bien reliée.
Alimentation
Le budget courses dépend beaucoup des habitudes locales (produits importés, saisonnalité, restauration). Les écarts sont parfois plus visibles entre “cuisine maison” et “repas à l’extérieur” qu’entre deux supermarchés.
Exemples : marchés locaux, marques distributeur, batch cooking, repas du midi préparés.
Transports
Selon la ville, la dépense peut aller d’un abonnement métro/bus raisonnable à un budget voiture conséquent (assurance, carburant, stationnement).
Exemples : abonnement mensuel, vélo/transport partagé, choix du logement en fonction d’un trajet domicile-travail maîtrisé.
Santé
C’est un poste à anticiper avec soin : dans certains pays, une consultation, une urgence ou une hospitalisation peuvent représenter un budget important, et l’avance de frais médicaux peut exister, sans compter l’éventuel besoin d’un rapatriement.
Réflexe utile : identifiez le parcours de soins local (médecin généraliste, urgences, pharmacies), et vérifiez ce qui est prévu par votre statut (salarié, étudiant, indépendant).
Loisirs
C’est souvent le budget “variable” qui fait la différence sur le reste à vivre : sorties, sport, voyages internes, événements.
Exemples : abonnements (salles, musées), activités gratuites (randonnées, parcs), pass transport + offres locales.
Voir aussi :
- Coût de la vie à Prague * Coût de la vie en Inde
- Coût de la vie en Bulgarie
- Coût de la vie en Russie
- Coût de la vie au Japon
Comment faire des économies à l'étranger ?
Quelques leviers simples, souvent efficaces dès les premières semaines :
- Colocation ou logement un peu excentré, mais bien connecté * Cuisine à domicile (et limiter la restauration au quotidien)
- Transports en commun, vélo ou marche dès que possible
- Achat d’occasion (meubles, équipement, téléphone) plutôt que neuf à l’arrivée
- Comparaison des forfaits (téléphone, internet, énergie) et vigilance sur les engagements
- Suivi des dépenses pendant 4-6 semaines : c’est souvent là qu’on repère les “fuites” (abonnements inutiles, frais bancaires, trajets coûteux)
Faut-il payer des impôts à l'étranger ?
Oui, dans la majorité des cas, vous serez imposé quelque part. Le point clé, c’est votre résidence fiscale :
Si vous êtes considéré comme non-résident fiscal français, vous êtes en principe imposable en France sur vos revenus de source française, sous réserve des conventions fiscales.
Si votre résidence fiscale reste en France, vous y êtes en principe imposable sur l’ensemble de vos revenus (y compris ceux perçus à l’étranger), avec des mécanismes prévus pour éviter la double imposition selon les conventions. Pour éviter la double imposition, de nombreux pays ont signé des conventions fiscales : elles fixent quel pays a la priorité d’imposition et prévoient, selon les cas, une exonération ou un crédit d’impôt. En pratique, si vous préparez un long départ, le plus sûr est de :
Vérifier votre situation sur les pages officielles (France et le pays d’accueil),
Signaler votre changement de situation/adresse si nécessaire, Conserver les justificatifs (contrat, dates de présence, bulletins, avis d’imposition).