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Allergies et asthme

Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur les allergies et l'asthme en voyage.

Allergies et asthme

Il n’existe pratiquement pas de contre-indication au voyage pour les personnes allergiques et/ou asthmatiques. Même si votre maladie est sérieuse, elle ne doit pas vous empêcher de vous déplacer. Il vous suffit de remplir deux conditions : connaître et comprendre votre propre corps et ses réactions, et suivre à la lettre les prescriptions de votre médecin traitant.

Allergies et asthme en résumé

●      Les allergies et l’asthme n’empêchent pas de voyager : il n’existe quasiment pas de contre-indication au voyage si la maladie est stabilisée.

●      Avant le départ, il est essentiel d’avoir un asthme/allergie bien équilibré et de faire le point avec son médecin pour adapter le traitement si besoin.

●      Il faut emporter son traitement habituel en quantité suffisante, prévoir une réserve et garder les médicaments essentiels (spray, stylos d’adrénaline…) en bagage cabine.

●      Le choix de la destination doit tenir compte des facteurs déclenchants connus (climat sec et venteux, allergènes très présents) et de la qualité des structures de soins.

●      Pendant le voyage (avion, séjour, activités), une bonne hydratation, l’évitement des médicaments/ aliments à risque et un sport adapté permettent de limiter les crises.

●      En cas de doute ou de problème, il ne faut pas attendre le retour : il est préférable de consulter un médecin sur place ou de contacter le service d’assistance.

Avant le voyage

Votre asthme ou allergie doit être parfaitement maîtrisé avant le voyage. Prenez rendez-vous avec votre médecin une semaine avant le départ ; ce délai suffira pour réajuster un éventuel changement du traitement en rapport avec votre déplacement. En complément de la trousse médicale indispensable à tout voyageur, emportez votre traitement habituel en quantité suffisante et prévoyez une réserve supplémentaire. Demandez à votre médecin des médicaments adaptés à une éventuelle aggravation : antihistaminiques, corticoïdes, voire adrénaline pour réagir rapidement en situation difficile. Il peut également vous prescrire des antibiotiques que vous emporterez avec vous, surtout si vous voyagez dans un pays où les pharmacies ne sont pas très bien approvisionnées. Attention ! Toute automédication est dangereuse et doit être réservée aux cas d’urgence sans possibilité d'avis médical immédiat.

Les voyageurs asthmatiques doivent impérativement porter sur eux leur spray habituel. Par ailleurs, connaître et maîtriser l’usage d’un débitmètre (peak flow) peut vous permettre d’anticiper les problèmes dans bien des cas.

En cas de maladie chronique ou d’antécédents nombreux et compliqués, demandez à votre médecin de rédiger un compte-rendu médical, si possible en anglais, résumant votre situation (antécédents, descriptif de votre maladie, résultats des derniers examens ou tests pratiqués) et mentionnant votre traitement habituel et sa DCI.

Ne vous séparez jamais de votre traitement habituel, même dans l'avion. Gardez-le toujours avec vous et emportez un double de votre ordonnance spécifiant le nom international de chacun de vos médicaments : la dénomination commune internationale – DCI (par exemple, la DCI de l’aspirine est l’acide acétylsalicylique). Elle vous permettra de les remplacer ou de trouver un équivalent rapidement sur place.

Choix de la destination

Les personnes allergiques craignent souvent de rencontrer de nouveaux allergènes dans les pays lointains. Il est vrai que ces éléments sont innombrables, changent d'une région à l'autre et que leur présence sur un site donné est imprévisible. Néanmoins, le mécanisme de l'allergie et ses symptômes sont presque toujours similaires et le traitement ne varie pas ou peu en fonction de votre lieu de vacances.Evitez toutefois les régions très sèches et venteuses (« vent de sable » pour les asthmatiques) et les endroits dans lesquels les allergènes responsables de votre maladie sont à l’évidence très présents (réserve de félins pour les personnes allergiques aux poils de chat…). Dans la mesure du possible, choisissez des destinations qui offrent des structures de soins de qualité.

Pendant le voyage

Dans l’avion
L’air dans l'avion est très sec et parfois froid, ce qui peut favoriser la survenue d'une crise chez l'asthmatique, surtout en situation de stress. La poursuite du traitement habituel et une hydratation correcte (un litre d'eau pour quatre heures de vol) suffisent pour prévenir une crise. En outre, l'air de l'avion est pur grâce aux filtres qui ne laissent pas entrer les pneumallergènes (acariens, etc.) dans la cabine.

Sur place
Contrairement à une idée très répandue, il n'existe pas de vraie allergie au soleil ; on parle en revanche de photosensibilisation. Ainsi, certains traitements au long cours (les antibiotiques en particulier) sont dit photosensibilisants et provoquent des manifestations en cas d’exposition au soleil durant le traitement. De plus, les rayonnements ultraviolets et thermiques peuvent être responsables de lésions de la peau allant d'une simple irritation jusqu'à des brûlures graves, et amplifier toute manifestation allergique cutanée préexistante.

Evitez, outre les médicaments responsables de problèmes dans le passé, les traitements que vous ne connaissez pas. Cette règle s'applique aussi pour l'allergie alimentaire : sachez que certains aliments exotiques (crustacés notamment) et additifs alimentaires (notamment les sulfites contenues dans le vin blanc et les fruits secs) peuvent être particulièrement allergisants. Apprenez à déchiffrer les étiquettes et lisez, dans la mesure du possible, la composition des aliments.

La pratique du sport en vacances obéit aux mêmes règles que dans la vie courante. Choisissez avec soin votre son activité, sachant que, en ce qui concerne les asthmatiques, seule la plongée avec scaphandre autonome est formellement interdite. L'air sec trop froid ou trop chaud pouvant favoriser l'apparition d'une crise, prévoyez un échauffement progressif préalable à tout effort sportif et buvez beaucoup d'eau. Utilisez un bronchodilatateur avant de pratiquer une activité physique si votre médecin vous le recommande. Enfin, ne forcez pas en cas de rhume, de pollution ou quand la densité de pollens est forte ; stoppez immédiatement tout effort si des signes avant-coureurs apparaissent et prenez les médicaments indiqués par votre médecin.

En voyage, n’attendez pas votre retour pour consulter un médecin en cas de problème. Si vous avez des questions ou des doutes concernant votre état de santé, le médecin régulateur de votre société d'assistance est à votre disposition pour vous écouter et vous aider. Il peut vous donner des conseils utiles, se mettre en rapport avec votre médecin traitant et organiser une consultation sur place.

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Les conseils que vous trouverez dans cette page n'ont pour seul objectif que de faire de vous un voyageur averti et informé. Ils ne sauraient en aucun cas remplacer une consultation médicale individuelle auprès de votre médecin traitant habituel. Les fiches "Informations par thème" qui vous sont proposées sur ce site sont destinées à faciliter la préparation de votre voyage et ne prétendent pas à l'exhaustivité. Malgré la qualité des informations mises à votre disposition, elles ne vous dispensent nullement d'adopter une attitude prudente et de recueillir des conseils spécialisés ou de vous faire confirmer les informations proposées sur notre site. Elles ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de leurs auteurs et d'Allianz Travel.

Nos réponses à vos questions

  • Peut-on devenir asthmatique ?

    Oui. On peut devenir asthmatique à tout âge, y compris adulte, surtout en cas d’allergies, tabac, pollution ou exposition professionnelle irritante.

  • L’asthme est-il héréditaire ?

    On n’hérite pas directement de l’asthme, mais d’un terrain allergique. Avoir un ou deux parents asthmatiques augmente le risque, sans que ce soit automatique.

  • Peut-on guérir de l’asthme allergique ?

    On ne parle pas vraiment de guérison définitive, mais de contrôle : avec un traitement et la gestion des allergènes, les symptômes peuvent devenir rares ou absents.